
|
Toni Llena (BARCELONA, 1942) La trajectoire théorique, plastique et vitale d’Antoni Llena est des plus intéressantes et difficiles à classifier dans le panorama catalan contemporain. Son travail commence au début des années 60, avec l’art conceptuel dont il fut l’un des pionniers en Catalogne aux côtés d’Àngel Jové et de Sílvia Gubern, et on le rapproche souvent de l’arte povera de par sa prédilection pour les matériaux éphémères –talc, craie, papier, etc. –. Là même où son ami Antoni Tàpies explore les limites de la matière, Llena se décante pour la notion de néant. Au commencement des années 80 il revient sur la scène artistique avec ses célèbres cadres de papiers monochromes découpés. Les années 90 sont celles des grandes séries, où il continue à travailler sur l’idée de peindre à partir de matériaux modestes –cailloux, scotch, morceaux de carton, etc. –Malgré ses fondements sous-jacents silencieux et sans prétention, son œuvre publique, présente dans divers espaces de Barcelone, sait conjuguer la force spectaculaire des grandes dimensions avec l’émotion et la sensation de fragilité qui imprègne tout son travail. Toni LLena est également connu comme professeur et comme auteur d’essais et d’articles dans le domaine de l’art (le livre La gana de l’artista est une compilation intéressante de ses réflexions). La photographie est d’Antoni Bernad (Barcelone, 1944), photographe de mode de grand prestige international. Il a fait ses débuts comme dessinateur pour des agences de publicité et est rapidement passé au domaine de la photographie et il excelle dans l’art du portrait. |