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2006

2006

Joan Fontcuberta

(BARCELONA, 1955)

Joan Fontcuberta (Barcelone, 1955) mène un travail de recherche sur la photographie et sa signification culturelle, sur des fronts divers, comme l’essai théorique, l’enseignement, la vulgarisation et la production artistique. Auteur et éditeur de plusieurs ouvrages sur l’esthétique de la photographie, comme El Beso de Judas (Le Baiser de Judas, 1997) ou Fotografía: Crisis de historia (Photographie : Crise d’histoire, 2002), il enseigne dans des établissements européens et nord-américains, et il est actuellement professeur d’Etudes de Communication audiovisuelle à l’Université Pompeu Fabra de Barcelone. Il a fondé, en 1980, la revue Photovision et collabore à de nombreuses publications et manifestations culturelles, comme la « Primavera fotogràfica » (Printemps photographique) de Barcelone, dont il est cofondateur. Il a réalisé de multiples expositions individuelles en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, dans des espaces comme l’Institut Valencià d’Art Modern (1992), The Museum of Modern Art de Nova York (1988) et le Museum of Art de Fukui (1999), et son œuvre est présente dans des collections du monde entier. Entre autres distinctions importantes, il a reçu, en 1998, le Prix National de la Photographie, décerné par le Ministère de la Culture espagnol.

L’œuvre photographique de Joan Fontcuberta tourne autour des limites qui séparent la réalité de la fiction. Concevant la photographie comme une culture du regard, plutôt que comme une pure technique, il transcrit les images quotidiennes en documents de l’impossible. Ce que la raison, l’empirisme et leurs taxinomies organisent et délimitent, prend dans l’œuvre de l’artiste une nouvelle ampleur : des animaux que renierait la zoologie (dans la série Fauna secreta [Faune secrète], 1996, avec Pere Formiguera), des événements historiques absents des chroniques officielles (Sputnik, 1997), des phénomènes magiques contraires aux lois de la science (Carèlia: Miracles & Co. [Carélie : Miracles & Co.], 2002), des indices de l’existence physiques de créatures mythologiques (La Sirena del Tormes [La Sirène du Tormes], 2006), en tout état de cause, des images dont les apparences ont une plausibilité telle, qu’elles finissent immanquablement par ébranler la fonction documentaire de la photographie et son grand pouvoir de conviction, exigeant ainsi du spectateur une attitude critique envers ce qui est donné à voir, dans la mesure où la vraisemblance ne correspond pas toujours à la vérité.

Pere Parramon

 

 

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